Rencontre avec MR ABDOULAYE FOFANA, DIRECTEUR NATIONAL ADJOINT DU PLAN ET DE LA PROSPECTIVE MPDE

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« Nous pouvons dire à travers certains indicateurs que la tendance est bonne, car le taux de croissance moyen sur la période 2016-2019 est de 8,2%, le taux de pauvreté 43,7% en 2019 contre 55,2% en 2012. »

  • Présentez-nous, en peu de mots la DNPP.

La Direction Nationale du Plan et de la Prospective a pour mission la conception, l’élaboration, l’analyse et le suivi de la politique du Gouvernement en matière de planification du développement économique, social et culturel.

  • L’atelier sur le lancement de l’élaboration du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES II) a eu lieu le 24 mars dernier, est-ce à dire que vous avez mis un point final au PNDES I ?

Merci, non pas du tout, vous savez la planification est un processus, donc le PNDES I est en train d’être évalué, les résultats de cette évaluation serviront de soubassement pour le PNDES II

  • Qu’est-ce qu’il faut retenir d’essentiel sur les conclusions de cet atelier de lancement du PNDES II ?

L’atelier qui a servi le lancement officiel du processus d’élaboration du PNDES II était une réussite, les principales conclusions étaient de faciliter la mise en place d’un mécanisme d’appropriation par les populations à travers la vulgarisation à la base, de favoriser la redevabilité et d’impliquer la diaspora guinéenne dans le processus d’élaboration du PNDES II. 

  • Pouvez-vous affirmer que le PNDES I a atteint tous ses objectifs ?

A ce stade, nous ne pouvons pas nous prononcer sur cette question, il faut pour le moment attendre les résultats de l’évaluation. Mais nous pouvons dire à travers certains indicateurs que la tendance est bonne, car le taux de croissance moyen sur la période 2016-2019 est de 8,2%, le taux de pauvreté 43,7% en 2019 contre 55,2% en 2012.  

  • Quels sont les différents acteurs de la mise en œuvre du PNDES II ?

Vous savez que le processus est inclusif, donc personne ne sera mis de côté. Les principaux acteurs sont : l’Etat, le secteur privé, les organisations de la société civile, les collectivités, les PTF…

  • Comment expliqueriez-vous dans un français facile, en quelques phrases comment s’élaborera le PNDES II ?

Comme je l’ai déjà rappelé, la planification est un processus par lequel une organisation donne vie à sa vision. Globalement, le PNDES II sera élaboré en quatre phases :

  • Phase préparatoire, consiste à choisir la démarche et les acteurs, à analyser la pertinence, à informer à travers une note conceptuelle, un lancement officiel et un échéancier.
  • Phase diagnostique, consiste à réfléchir, analyser et prioriser à travers le bilan stratégique (évaluation du plan précédent) et l’analyse de la situation de référence (enjeux et défis).
  • Phase des choix stratégiques (réponses aux besoins et attentes, ainsi qu’aux enjeux) et de rédaction du Plan
  • Phase de mise en œuvre et de suivi du plan, consiste à suivre les engagements du plan stratégique à travers le plan d’action
  • Quels sont les aspects sociaux de ce second PNDES ?

Traditionnellement, l’aspect social d’un plan est l’éducation, la santé, la pauvreté, l’inégalité…. Cette fois-ci, ce second plan intègre les nouvelles thématiques, notamment l’autonomisation des femmes et des jeunes. 

  • La prospective étant également l’une de vos missions, en quoi consiste-t-elle ?

C’est aussi un instrument d’aide à la décision, un guide pour déterminer des actions qui contribueront à définir le contenu du futur sur une longue période.  En somme, si la planification stratégique est une carte routière, la vision prospective précise la destination.

  • En dehors de l’élaboration des PNDES, qu’a fait d’autre, votre direction ?

Comme notre mission nous l’assigne, nous avons élaboré :

  • La vision « Guinée 2040 » ;
  • Le cadrage macroéconomique ;
  • Le Rapport sur la Situation Economique et Social ;
  • Le Manuel de Procédure du Cadrage Macroéconomique ; et
  • Le Manuel d’utilisateur du MSEGUI.

Il y a lieu de préciser ici que l’année 2020 a été très difficile, quant à l’exécution de bon nombre de nos activités, conséquence néfaste de la pandémie du COVID-19 qui exigeait une distanciation sociale.

Mr Abdoulaye Fofana, je vous remercie !

Interview réalisée par AKIN Saliou Service Communication, Relations Publiques.